Lecture – durée 55minutes

Roman publié en 2012 par Julie Otsuka aux éditions Phébus,  Certaines n’avaient jamais vu la mer , raconte la période au début du XXème siècle au cours de laquelle les émigrants japonais venus aux États-Unis pour trouver du travail ont fait venir des femmes japonaises pour les épouser. Ces dernières traversent, donc, l’océan pacifique et se retrouvent mariées à un homme qu’elles ne connaissent pas et qui ne correspond pas forcément aux promesses des « marieuses ». Elles doivent donc faire face et s’adapter.

Ce texte très fort reste d’une portée universelle dans le monde contemporain où la moitié des migrantes sont des femmes. Il fait écho à ces faits de société que sont les mariages forcés, le devenir des enfants à la double culture, la rudesse du travail clandestin, la prostitution des jeunes femmes étrangères…

Cette lecture propose des extraits de ce roman à l’écriture incantatoire, accompagnée d’une musique originale. Dans une langue simple et directe, deux voix portent ces multiples destins d’héroïnes anonymes.

« Ce qu’elles ont fait du texte est fantastique. La première fois où je les ai entendues, alors que je croyais le connaître par cœur, j’ai redécouvert ce texte magnifique sous un tout autre angle. Et si DIRE le texte était une autre forme de traduction ? »

Carine Chichereau, traductrice du roman

dossier Certaines n’avaient vu la mer

FICHE TECHNIQUE

Espace 5m/3m de profondeur

Montage 1h30 démontage 1h

Autonome son et lumière

Robes et Tuniques : Btissam

 

 

Le spectateur est invité à un voyage sonore. Une bande-son l’embarque à travers différentes ambiances de nature : ruisseau, vent, insectes, oiseaux, ressac…

Surgit la voix de la comédienne, nous guidant dans les univers poétiques de Andrée Chedid, Maram al-Masri, Lâle Müldür, Samira Negrouche, Nadia Tueni, Fadwa Touqan…

Le musicien ponctue cette lecture avec des instruments acoustiques, faisant écho à la poésie de ces femmes d’hier et d’aujourd’hui.

Lien vers le dossier du spectacle

Texte en arabe lu par Nathalie Bontemps (Traductrice)
Texte en turc lu par la comédienne Éminé Merem

Variation libre autour du conte de Perrault, ce spectacle chemine le long de petits cailloux semés entre l’inconscient d’une mère et l’espace du réel. Il interroge notre penchant à toujours concevoir la maternité comme un épanouissement.

Construit à partir de la figure des parents du Petit Poucet, cette pièce est un véritable huis clos dans lequel trois personnages se croisent et s’affrontent : La Mère, Le Père et Une Femme.

Dans notre société où le bonheur familial est de rigueur mais où les faits divers regorgent d’histoires complexes aussi cruelles et terrifiantes que dans les contes, je propose ma variation moderne du petit Poucet. Fructus Ventris est l’histoire d’un secret, d’une « non-naissance », celle d’un enfant qu’on ne voit pas : l’histoire d’un déni.

Sur un plateau libéré d’obstacles, les corps sont à découvert. Lumières et scénographie suggèrent le confinement, l’isolement. Le quotidien est condensé dans sa plus simple expression. Le comédien devient alors l’élément central, matière et volume de la complexité psychique de chaque personnage. Rupture de ton, silence, changement de voix, corps maladroits, gestes suspendus, chaque protagoniste tente tragiquement de donner un sens à ses actes comme à sa vie, sens qu’il inscrit dans sa réalité mentale.

J’ai volontairement flouté la frontière entre réalité et fiction, raison et folie. L’écriture et la mise en scène rappellent que nous voyons ce que nous croyons, et non l’inverse. Fructus Ventris n’est pas l’histoire du seul déni de la Mère, mais aussi celui de chacun des personnages, et celui du public. Je veux éprouver la fragilité de la réalité du monde, de sa prétendue vérité. Par une mise en abîme, j’interroge le spectateur, comme témoin à charge du drame qui se joue devant lui, sur la réalité tangible que lui livrent les personnages et tente de le confronter à ses certitudes ainsi qu’à ses représentations et construction de la maternité.

Laure-Marie Legay : autrice et metteure en scène

Lien vers le dossier du spectacle

FICHE TECHNIQUE

TEXTE : Laure-Marie Legay

MISE EN SCÈNE : Laure-Marie Legay, Anouch Paré

INTERPRÉTATION : Isabelle GOUZOU, Emma RAGUIN, Damien HOUSSIER

DURÉE : 1h10

Spectacle tout public à partir de 12 ans

ESPACE : minimum 5m X 4m

Pénombre souhaitée

Autonome son et lumière

MONTAGE : 3 heures